25.05.2007
Logement: quel impact pour les mesures fiscales?
Nous sommes nombreux à penser que la rénovation du Parti socialiste passe par une plus grande lucidité, une plus grande pugnacité et une plus grande clairvoyance sur les questions économiques et sociales: en ce domaine, il faut à la fois mettre fin aux réflexes incantatoires qui ont pu être les notres et regagner en pertinence- et donc en capacité d'indignation, en force de conviction- dans nos attaques.
Le ministère Fillon lance un grand plan de réformes, notamment fiscales. Nous en connaissons déjà les grandes et lignes et, depuis l'intervention d'Eric Woerth, l'économie générale qui fait le choix de maintenir le déficit et de ne pas continuer à réduire la dette.
Quelques remarques sur une mesure phare: la déduction des intérêts pour l'achat d'un logement.
Déduire les intérêts d'emprunt pour l'achat d'une résidence principale ne règle rien au problème du logement
Le gouvernement va mettre en place un crédit d'impôt pour les personnes qui acquierent leur résidences principales. Cette mesure, si elle n'est pas plafonnée, réduirait le coût d'acquisition pour tous, y compris pour les personnes qui souhaitent acquérir un hôtel particulier. Cette nouvelle disposition va en outre inciter les ménages à acheter: nul doute donc que la demande va fortement augmenter et que les prix vont recommencer à fortement augmenter, plus vite que la constructions de logements neufs, gageons-le. De fait, les taux des emprunts vont augmenter également et in fine le coût global de l'emprunt sera plus élevé. Principal bénéficiaire: les banques et les propriétaires de logements qui les auront mis en vente.
Nous pouvons également imaginer que ce dispositif, difficile à encadrer parfaitement, donnera lieu à de nouveaux montages d'évasion à l'impôt sur le revenu.
Qui profitera principalement de ce dispositif? Les personnes qui ou bien se trouvent dans une situation professionnelle suffisamment stable pour que les banques leur prêtent suffisamment pour acheter, et les personnes disposant d'un capital de départ suffisant pour constituer une garantie. Dans les deux cas, ces personnes auraient déjà pu acheter leur logement. Cette mesure va accélérer les achats mais pas nécessairement permettre aux Français qui connaissent un besoin de logement de le satisfaire.
Tous ceux qui n'ont pas une situation professionnelle suffisamment stable ou avantageuse, ou pas de patrimoine pour emprunter, les jeunes, les étudiants, les personnes occupant un emploi à temps partiel, à durée déterminée, verront-ils leur accès au logement facilité? Non. La question de la caution? Des frais de location? Des logements vacants? Des garanties pour les propriétaires souhaitant louer leur bien mais qui ne le font plus à cause des impayés (eux-mêmes dus au niveau du pouvoir d'achat et de la feuille de paye)? Pour toutes ces personnes qui ont un véritable problème de logement, rien.
Alors demandons-nous si cette baisse d'impôt va créer des emplois? Elle n'en créera que dans le secteur immobilier, quelques uns, et dans le BTP si le marché se met à construire au rythme de la demande nouvelle. Mais ce besoin de logements et le gisement d'emplois dans le BTP existent déjà: la baisse d'impôt ne change pas grand chose, ne facilite pas la vie de ceux qui ont besoin qu'on débloque la situation grave en matière de logements.
Bilan: cette réforme avantage ceux qui sont déjà privilégiés et qui ne prévoit rien pour les autres. Ce dispositif renforce encore la rente de ceux qui sont en place, à l'intérieur système.
10:50 Publié dans Et l'économie aussi... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ps, ump, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, parti socialiste, logement, économie François Bayrou





Commentaires
SPIDER-MAN EST SOCIAL-DEMOCRATE
SPIDER-MAN 3 une chronique cinema du
http://republicoin.blogspot.com
Et dire que j’ai failli rater ce superbe film que tout mon entourage comme la critique assassinait. Soi-disant que c’est vraiment n’importe quoi, ce Peter Parker qui pleure, ce bouffon vert cyclothymique et cette Mary-Jane un peu gourdasse sur les bords alors qu’elle est plutôt du genre coriace dans le Comics.
Du coup j’envisageai d’aller voir chez un pote une version pirate de « Sicko », le dernier docu-fiction du mythomentaliste Michael Moore, traitant du système de santé américain, avant de me raviser. Tiens, cela dit en passant, c’est marrant comment quasiment personne ne parle de « Manufacturing Dissent » alors que la tête de Moore est invitée à Cannes. Il s’agit d’un documentaire canadien, où Debbie Melnyk et Rick Caine, déçus par ce qu’ils ont découvert sur Moore après en avoir été des admirateurs, y montrent les procédés « discutables », mensongers voir manipulatoires que Moore utilise dans ces documentaires à lui.
Tout ça pour dire qu’au final, j’ai bien fait d’être honnête en allant voir Spider-man 3. La question de l’assurance maladie y est bien mieux traitée. Comment ça ?!? Attendez voir, vous allez comprendre.
Comprendre enfin puisque bande de mauvais, de toute évidence vous avez pipé que dalle à ce très grand film politique. Et oui mon cher Sam Raimi (le réalisateur), je suis le seul qui a compris ton génie. Or comme il est toujours en salle et que je tiens absolument à ce qu’il devienne le film culte des sociaux-démocrates du monde entier, voici la grille de lecture qui vous permettra d’apprécier enfin, ce film à sa juste valeur.
En effet Spider-man est Social-Democrate et ce film était en fait un documentaire prophétique annonçant la défaite Ségolaniste du 6 mai 2007, la mort du Bayrouisme et la victoire à terme des idées sociales-démocrates. Il pourra également être facilement transformé en un brillant clip de campagne pour mon Barack Obama adoré mais ne nous égarons point et revenons à l’explication qui s’impose en observant les personnages.
Commençons par le plus important d’entre eux puisque bien des choses en découlent. L’homme de Sable. Celui-ci qui n’a pas un « mauvais fond » comme il est dit dans le film verse dans le crime pour une seule raison. Parce que sa petite fille est malade et qu’il a besoin d’argent pour la soigner. Du coup, une conclusion s’impose. Si les EUA disposaient d’une assurance-maladie comme la nôtre, rien de tout ça ne serait arrivé. Chose que le gentil social-démocrate de Peter Parker comprend à la fin du film.
Peter Parker. Fasciné un temps par le culte de la popularité, les sondages, l’opinion, le matérialisme spirituel, le goût d’un pouvoir personnel sans limites, symbolisés par cette matière « brune » capable de transformer l’homme en bête, nous assistons à une phase où Pet se la pète. Il connaît alors la solitude du pouvoir. Toutefois lucide et sensible, il finira par redevenir social-démocrate et par s’allier avec un personnage qui se découvrira centriste.
Ce personnage est le Bouffon-vert. Déchiré entre l’arrogance et la générosité, le désir de vengeance et celui de justice, l’égoïsme et la solidarité, l’héritage et le mérite, regardant à droite et à gauche, le bouffon-vert ne sait pas trop où se situer jusqu’au moment où une déflagration lui crame le côté droit du visage, ce qui le pousse à s’allier sur sa gauche avec Peter afin de sauver Mary-Jane.
Mary-Jane, peu sûre d’elle même, versatile, en quête de reconnaissance, aux talents faiblards, jalouse de la notoriété de son compagnon et de la blonde qui lui tourne autour, attirée par un bouffon-vert centriste et enfin, se mettant dans un pétrin nécessitant l’alliance de toutes les forces de progrès pour la sortir de là, nous fait penser à une candidate de Gauche devenue célèbre par sa chute finale. La même chute que dans le film.
En conclusion on peut dire que Spider-man est le super héros de la 3e voie, celle de la Social-démocratie. Ça tombe bien puisque le Spider-Iman que je suis, le héros qui jette ses toiles sur la Toile, l’est également. Merci encore mon cher Sam Raimi. Il paraîtrait que tu travailles à la suite du « Seigneur des anneaux ». J’attends ça aussi avec impatience. Namarië.
Le chef du SIL, la Super I-heros League.
Écrit par : Sil | 30.05.2007
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